Shop Mobile More Submit  Join Login
About Photography / Professional Premium Member Arnaud33/Male/France Groups :iconthephotoclub: ThePhotoClub
Photographys
Recent Activity
Deviant for 8 Years
19 Month Premium Membership
Statistics 129 Deviations 290 Comments 3,410 Pageviews

Newest Deviations


Flash Player 8 is required to view SitBack. Get the latest version of Flash Player.

Random Favourites

Visitors

flags

Flag Counter
ça y est, Palenquin le Paladin et son histoire incroyable est en ligne ! du moins la première partie. du voyage, de l'aventure, des animaux, des crétins et une histoire passionnante !!!!! DU JAMAIS VU !!!!! 100% lisible sans cerveau !!!!

arnaudbruneau.deviantart.com/a…

alors si vous lisez n'hésitez pas à laisser un commentaire !
  • Listening to: blues
  • Reading: Donald Westlake
  • Watching: odd couple

Activity


ça y est, Palenquin le Paladin et son histoire incroyable est en ligne ! du moins la première partie. du voyage, de l'aventure, des animaux, des crétins et une histoire passionnante !!!!! DU JAMAIS VU !!!!! 100% lisible sans cerveau !!!!

arnaudbruneau.deviantart.com/a…

alors si vous lisez n'hésitez pas à laisser un commentaire !
  • Listening to: blues
  • Reading: Donald Westlake
  • Watching: odd couple

Palenquin ou le Bulturu oublié


Palenquin Paladin knight by ArnaudBruneau
CRAPO (Contes et Ragots Appétissants par les Philosophes Onéreux)
Chanté par Guy Triste Sort (barde à la noix*)
Avec Palenquin l’Immaculé et Bulloc Ahuitre

La Terrible Histoire de Palenquin le Paladin
(tiré d’une hist.… tiré à 500... tiré à vue
)


Oyez ! Oyez ! Voici la Terrible et Terrifiante histoire d’un malheureux qui devint Paladin. Cela se passait il y a quelques années à peine et pourtant, je chante ses mémoires, car il est l’incarnation même du Naïf Ecervelé (6ème du nom). Comme je suis le seul à avoir gardé un souvenir de lui, je me sens dans le devoir de conter son aventure. J’appelle donc à vous tous, attention et écoute : ouvrez et nettoyez bien vos oreilles, ô futurs paladins.

A cette époque et encore aujourd’hui, les créatures bipèdes, douées et dotées d’une certaine et indéterminée capacité réflexive, recevaient parfois un don de naissance. Il pouvait arriver – nous songeons à y remédier – qu’un tel don prodigieux tomba sur la tête d’un bougre de paysan, même si cela était assez rare. Ainsi naquit le célèbre et non moins fameux Palenquin, qui reçut, pour la vie, le don de ‘paladinerie’.

Palenquin l’Immaculé, un Don de ‘paladinerie’ entre les mains, naquit dans un froid glacial, à la lumière de bougies dégoulinantes... ou aurait dû, car les bougies sont bien trop chères pour les paysans. Ses parents, fous de joie lorsqu’ils apprirent que Palenquin se voyait pourvu de ce Don, décidèrent qu’un jour, il devrait partir à l’assaut de Krishpé au Grand Cœur. C’était, et elle demeure toujours, la grande capitale bourdonnante d’activités de Khidur, le royaume des princesses. Cependant, le petit Palenquin n’était pas un bébé très robuste et il montrait des difficultés à grandir. Aucun ami, trop petit pour grimper aux arbres, d’une constitution peu aidante… Il demeurait toutefois le Chevalier de la famille. Bénéficiant ainsi d’un chouchoutage quasi absent pour l’endurcir aux jours incertains qui allaient venir, il acquit une force mentale sans mesure. Sans mesure parce que personne n’a encore inventé un tel appareil capable de mesurer la force mentale. Ils nourrissaient tous l’espoir qu’il réussisse dans sa quête, qu’il gagne beaucoup d’argent et les aide ainsi à acheter un nouveau troupeau de vaches maigres.
Cet individu eut beaucoup de chance, car cuite sur cuite (difficile de savoir s’il attendait que l’une soit dissipée pour passer à la suivante), le don ne s’est jamais estompé. Il apparaît effectivement qu’alcool, bon ou rustre, soit source de dégâts déplorables sur les dons de naissance. Ainsi était-il déjà exceptionnel que Palenquin arriva à la ville, don et avenir en main.

Il laissa derrière lui boues du village, donzelles édentées et parents affligés pour se présenter, tout miteux sur son Bulturu, aux portes de la capitale. Le chemin fut mouvementé : pillards en maraude et fausses pucelles en danger, détrousseuses de preux… il fut si froussard et désarmé qu’il échappa à vive allure, criant comme un damné, faisant ainsi peur à l’ennemi, et, n’ayant par ailleurs rien du tout à voler hormis ses vêtements (hum), que lui-même et sa monture parvinrent à Krishpé, la capitale étincelante de Khidur, sans rien avoir récolté d’autre qu’une bonne peur au ventre.

Grosse Note sur le Bulturu :
Cet étrange animal, à l’origine incertaine (des rumeurs courent un peu partout qu’il serait issu d’un «accident», d’autres préfèrent penser que ce sont d’amicaux extraterrestres qui se sont égarés), présente une étrange coïncidence avec certains individus des «70’s/80’s» (avais-je oublié de vous préciser qu’à mes heures perdues, je m’occupe de voyance ? On me connaît également sous le nom de Cona Ventura), qui, d’après mes calculs, portent des sortes de pantalons larges en bas…
Curieusement aussi, mais je vous assure de mon plus gros mensonge que ce n’est qu’une nouvelle coïncidence, le  Bulturu adore danser, enfin c’est ce que je suppose. Parfois je me demande si ce n’est tout simplement pas dû au fait qu’il a des envies pressantes…
ET sans vouloir rajouter au ridicule de l’animal, le Bulturu, comme peut l’indiquer son nom, ‘bulle’. Dans des circonstances particulières, il se met en effet à ‘buller’. Coupler ça avec sa danse, et ça vous fait une soirée ambiance ‘bulles’ !  Cet animal est très prisé des discothèques de nos jours.

Fin de la Grosse Note

Il était tant émerveillé par les bâtisses en pierre, les rues pavées, les gens d’arme aux armures à peine bosselées, les échoppes variées et par la bonne odeur des bains de la ville qu’il tenta d’entrer dans ses derniers. A peine eut-il trempé son gros orteil, qu’on le flanqua dehors, lui et son odeur affligeante. Tout penaud de sa mésaventure, il fut ragaillardi par le beau soleil et les jeunes femmes aux décolletés et aux dents à peine émaillées.

Palenquin gagna en effet beaucoup d’argent, mais dans l’euphorie, oublia sa famille et ses anciens amis, profitant de sa belle vie et de son Petit Chez Soi qu’il avait eu pour pas cher. Sa vie, il n’avait pas l’impression de la contrôler, et lorsqu’il partit de Krishpé (chassé), poursuivi par une malédiction, celle-ci ne semblait pas s’imposer d’elle-même, refoulée par cette incroyable Force Obscure. Perdu et solitaire dans les marais de Ptitbule des Raies, il errait toujours plus loin, vers Truffe à la Bile de Paon (par pur hasard, je dois le concéder), possédé par ce vide d’incompréhension fort propice à la Quête de la Grole.

Mais je m’égare, revenons un peu en arrière. En effet, il reçut beaucoup d’argent, mais cela ne fut pas aussi facile que prévu. Déjà il n’était ni noble ni connu de la ville. Ensuite, il était encore plus sale que les cochons de sa ferme. Il avait eu la superbe idée de partir à la saison des pluies et  baigna durant tout son voyage, à dos de Bulturu, dans une humidité crasseuse. Et lorsqu’enfin il sécha, il finit raide comme un manche en bois. La faim et la détresse le menèrent devant une porte banale, sans poignée, simplement percée d’une lucarne entravée de barreaux dans laquelle se jeta un œil curieux au premier « toc » que Palenquin provoqua par l’entremise de sa main sur cette porte en bois. Derrière, on fronça le sourcil et questionna sur le pourquoi du comment. Palenquin bredouilla et, dans son marronnage, émit quelques mots intelligibles comme son nom, son don, sa provenance et sa faim.

Cela grinça puis s’ouvrit et laissa tout ébahi, notre gueux. Magnificence et beauté, chatoiement des couleurs et vivacité des courbes, des plis et replis, autant le décor que la demoiselle qui venait d’ouvrir la porte laissaient tout ébloui le jeune paysan. Ce couloir, que vous connaissez bien, est l’une des merveilles de la ville tant il est beau et fourni. La donzelle aussi, mais bref… Rien de plus naturel pour ce passage qui doit symboliser votre transformation de bâtard couard en fougueux lion.

Bien malgré lui, il sortit devant les ‘valideurs’ de Dons, ce qui restait de son morceau de peau gravée. Loupe, microscope à pétoncle, œil de bois, périscope (bien qu’il fut baptisé Tube Loupé) des sages, rien n’y fit! Impossible de reconnaître le coupon qui possédait pourtant toutes les caractéristiques du coupon de Palenquin. Evidemment, personne ne connaissait, avant ce jour, son fier et précieux coupon. Ce dernier avait en plus une fâcheuse tendance à se montrer froissé et recroquevillé.
Bref…

«Ce petit problème est chagrinant messieurs…
- Petit! Petit! Savez-vous combien de trolls j’ai dû fuir en abandonnant à un triste sort mon Bulturu? Un Bulturu de première classe !
- Non. Combien? Je croyais qu’ils avaient disparu !
- C’était pas un troll alors? En tous cas, c’était fort poilu et ça grognait méchant
- Vous m’avez fait appeler?» interrogea une nouvelle voix, fort peu sympathique et quasi-incompréhensible, comme ces voix étouffées par une longue barbe grise et mal peignée, parsemée de miettes de croûte de pain et de fromage. Ce qui était exactement le cas, hormis l’ordre qui régnait dans les longs fils argentés de Grodur, qui n’est autre que LE fabuleux mage de Krishpé ; le seul et l’unique, connu à ce jour, capable de la perception de ce qui est du domaine des évènements cachés voire inexistants !

Après quelques opérations invisibles effectuées par Grodur, ils découvrirent que le Bon de Don était bon et en forme dûe, ce qui rassura pour de bon, mais un seul d’entre eux, un Palenquin sautillant, mais pas trop haut, de peur de se cogner pour de bon au plafond ; Palenquin en était étourdi, la phrase aussi. Dès lors Palenquin fut admis dans la confrérie en tant qu’apprenti Paladin.
On lui présenta ensuite, directives, bourses, logement et équipements, lui laissant jusqu’au lendemain pour se présenter comme il sied devant le prince des Preux, à l’époque le Grand Aigle comme nous le surnommions.  Malheureusement, de jour comme de nuit, Palenquin ne brillait pas beaucoup. Il n’était pas très attentif aux cours délivrés par l’Agence Royaumique Très Technique des Paladins : la ARTTP. Il eut beaucoup de mal à apprendre le protocole HTTP (Hors de ma vue Tête de Têtard Puante !) Nulle panique ! Tous ne sont pas comme Palenquin. Tous n’ont pas sa bravoure. Et Aucun autre que lui n’a tenté la quête de Palenquin.

Ce qui l’intéressait le plus, c’était la pension qu’il recevait chaque semaine. Sinon, il délaissait les cours théoriques de Paladinerie (88ème art après le dressage des percepteurs d’impôts et l’édification de tours de mage en Variole). Il préférait largement l’entraînement à l’épée, duquel il avait été exclu après avoir tranché trois gorges et détruit plusieurs pantins. On décida même de le jeter à l’arène (très bon divertissement, je dois dire) mais il survécut. Ours, lions, salamandres, octopuces furent vaincus. Et enfin il réussit à apprivoiser un CGM (Crapo Géant génétiquement Modifié)! La foule en était folle : il était la mascotte de Krishpé au Grand Cœur et l’ennemi juré de tous les autres. Il passa trois mois dans cette confusion, déjouant pièges et arnaques, bravant les fans qui le traquaient de partout. Jusqu’au jour où… en fait il ne se rendait compte de rien… une femme vint le voir dans ses appartements. Elle était assez vieille, les mains abîmées par un travail ardu, les yeux emplis de tristesse et de colère. Etonné, le Paladin se leva de son pouf en cuir.

« Bon…bienv… » Il se rendit compte que la personne était une vieille moche… non, elle l’est toujours, pardon. « Que faites-vous là, qui vous a laissé entrer ?
- Nothing, listen to me
- ké koi?
- Tais-toi et écoute moi ! Voilà, au nom de toute ta famille, de ta mère (dont j’ai accessoirement emprunté le corps), de tes frères et de ta sœur…
- Et mon père, c’est ça ?
- Non, ton père est mort avant hier. Mais écoute donc la Grande Malédiction qui Va S’abattre sur Toi!!! Au nom de tous ceux que je viens de citer et bien d’autres, je déclame que tu ne trouveras jamais ta Voie !
- C’est bon, t’as fini vieille folle ? J’ai faim !
- Mais…
- Gardes! Emmenez cette intruse !
- You will die in atroce souffrance» «Your way is for ever lost»
- Pff, jalouse ! »

Cependant, la foule, bien qu’elle adore toujours les prestations de Palenquin, se demandait pourquoi les impôts avaient soudainement augmenté. Les goûts luxueux du jeune combattant avaient largement malmené les caisses de Krishpé au Grand Cœur. Et jusqu’ à présent, le seul remède que les économistes connaissent contre ce genre de maux, c’est l’impôt… Qu’ils augmentent ainsi régulièrement afin d’assurer leurs propres fins de mois déjà rondelettes (avec ail et persil inclus).
Ainsi donc, les impôts avaient flambé (dans tous les sens du terme) et l’entrée de l’arène était même devenue payante!! Les poches les moins pleines et ceux qui n’aimaient guère Palenquin commençaient à faire circuler quelques rumeurs dans la ville dont les murs avaient tendance à vouloir se carapater, craignant une atteinte à leur intégrité minérale… Ce dont Palenquin était totalement déconnecté, plongé qu’il était dans un nuage de songes tous plus farfelus les uns que les autres, rêvant même qu’il était traîné, de temps en temps, dans un rond où presqu’à chaque fois, une bête pas vraiment sympa venait l’attaquer. Il ne comprenait pas pourquoi on se refusait à lui donner son dîner préparé.

Bien sûr, il s’apercevait que quelque chose n’allait pas, surtout son dîner, mais il lui était si difficile de fixer une idée (elles avaient tendance à fuir à son approche, je dois dire) qu’il n’eut donc pas le loisir de faire le lien entre la poudre blanche qu’on lui donnait comme aspirine et le fait justement qu’il ne pouvait jamais rassembler plus d’une idée à la fois. Shooté jusqu’au trognon, il lui aurait fallu un séjour de quinze semaines dans les Baronnies Gelées pour s’en rendre compte. Rien, en effet, n’a la tête plus froide qu’un homme vivant dans les baronnies Gelées. Son trouble grandissant, il chercha une source de réflexion et apprit dès lors à réfléchir sur ses souvenirs, qui affluaient de plus en plus, troublant ses sommeils et ses combats qu’il bâclait désormais.

Ici s’arrête la narration par Guy Triste Sort, malmené par Nhi Go son copiste jaloux et nerveux… replongeons dans le plaisir de l’histoire en live, venez !

De toute évidence, il faut que ça change ! Les dirigeants de la cité trop occupés à une autre affaire, la maison des Paladins et les propriétaires de l’arène décident d’un commun accord de se débarrasser de Palenquin. D’ailleurs, le moment est largement venu pour le jeune rural d’accomplir un Haut Fait. Les paladins doivent accomplir un Haut Fait, de préférence un par an. Cela justifie la bourse qu’ils reçoivent chaque semaine et permet de les remettre en forme. Le Haut Fait le plus illustre, celui qui reste dans les annales de la paladinerie khidurienne, est le Haut Fait de Ptit Pair le Couard de la Lumière. Il réussit l’exploit incroyable de sauver sa peau face à une troupe de dragons, trois Jean Pascal (ce sont des zombis chanteurs) et une princesse en colère. La créature qui courait le plus vite était la princesse en colère. Cependant, ce Haut Fait est contesté par des inspecteurs tatillons et ennuyeux qui prétendent que, petit a), sauver sa peau n’est pas un exploit de Paladin, et petit b), Ptit Pair l’avait réussi uniquement en jetant ladite princesse en travers du chemin pour ralentir les assaillants. Nul doute que c’est le a) qui remporte l’unanimité chez les paladins jaloux.

1er novembre : brume sur Kidhur

Aujourd’hui, le brave part en quête dans la forêt de Ptiburné. Elle est immense ! Pleine de dangers ! Pleine de bêbêtes désagréables, de marécages, de trésors, d’arbres aussi ! Mais tout cela ne fait même pas peur à Palenquin le Paladin !
Et c’est parti pour l’aventure ! L’ex-bouseux part au galop… heu par bonds, sur le dos de son Crapo Géant génétiquement Modifié - pas vraiment, mais les habitants du royaume ne veulent concevoir qu’une telle horreur puisse naturellement exister. La forêt n’est pas très loin de la capitale Krishpé du royaume des princesses. Palenquin voit très vite se profiler l’orée du bois…un très, très, très, très, très grand bois alors.
On aime raconter aux enfants, qu’au-delà de deux cent mètres environ à l’intérieur de Ptiburné, nul homme (ni nulle femme) ne peut en revenir. Magie, animaux carnivores, Bat des bois, tout est invoqué pour justifier cette terrible limite de non-retour. La forêt n’a donc jamais été explorée ou alors on ne le sait pas, et il est vrai que nul n’en est ressorti … et enfin, personne n’en connaît les dimensions exactes ou inexactes. Elle est immense, point. Palenquin lebienommé est donc  chargé d’effectuer une mesure grosso modo ; bien sûr, il l’a accepté pour les subventions scientifiques mais personne n’en parle. Inutile de faire scandale puisqu’il ne reviendra pas.
Quittant la ville sous le triomphe (on doit bien ça à un mort) et les adieux de ses conquêtes, le brave paladin s’en va chantonnant. Le silence se fait désormais autour de lui. Plus de « hourras » ou de « t’es un super coup ! », uniquement le vent cherchant à démobiliser les cheveux et les bruits du crapaud bondissant vivement. Devrait-on dire qu’au loin un ermite ayant changé d’avis et revenant à la ville aurait vu une espèce de mollard bondir sporadiquement ? Peut-être. La forêt passe son ombre sur le ridicule Paladin. Déjà, en ville, ceux qui ne l’ont pas oublié l’appelle le kidhurpaslongtemps et boivent à sa santé et surtout à la leur. Déjà la LPO lève son bouclier et hurle à la méchanceté. La Ligue des Paladins Opprimés proteste contre cette quête absurde et réclament une zone de protection des paladins. J’ai dit bouclier parce que, dans la seconde qui suit son cri de protestation – qui se transforme vite en couinement –, le seul représentant de la LPO doit faire face à une avalanche de chaises lancées et autres OVNI se jetant sur lui comme des aimants.

Palenquin entreprend donc de traverser la grande et incommensurable forêt de Ptiburné, si démesurée que sa grandeur nous est inconnue. Même Palenquin ne trouvera pas le bout de l’étendue. Mystère reste entier et pigeons voyageurs que nous questionnons restent bien sagement muets sur le sujet.  Quant à lui, il ne se pose pas de questions, il n’en a pas les moyens. Il ne sait donc pas à quoi s’attendre et ne connaît pas non plus la fameuse limite des deux cents mètres qu’il vient de dépasser. Et rien n’a encore changé. Il traverse maints marécages puants, tue, combat, fuit des dizaines de méchantes créatures plus ou moins inoffensives. Mais cela doit-il durer indéfiniment ? Comment Palenquin, après des heures en territoire maléfique, arrive-t-il à être en vie ? Mais que font les monstres ???? Et enfin, comme pour sauver le narrateur, après moult péripéties, pains d’épice, ours bûcherons et autres bizarreries, le détour d’un marécage le prend au dépourvu. Ce fameux marécage est quelque peu plus vert et… bulleux, du vert qu’ont ces petits pois en conserve, vous voyez ? Malgré la prudence de le contourner alors que son crapaud est capable de traverser n’importe quoi (sauf le paradis, il est trop moche). Au détour donc, le mystère des grosses bulles et de leur multitude se révèle et dégouline : des batraciens géants !
La première réaction de Palenquin en tant qu’individu étonné et surpris est de faire « … », ce à quoi répondent en cœur les batraciens un grand « … » avec leurs gros yeux défoncés. Le paladin, pas démonté d’un pouce (pas encore), tente de poursuivre sa route alors que sa monture, se révélant être une crapotte au passage, refuse de répondre à ses ordres, fixant ‘globuleusement’ le marécage.


Oeil de crapaud by JonhPoly 




Si vous saviez… depuis le départ, la crapotte avait été maîtresse de son destin. Elle savait exactement où aller. Comme attirée par un chant susurré et silencieux de Sirènes ou ici de Sirons. Les Sirons les plus dangereux pour la ville sont les Sirons de Glucose. Très friands des sucreries des boutiques de riches, ils provoquent des dégâts considérables. Mais jamais pire que les périodes de solde.
Constatant que l’un des crapauds hideux (et rouge) fait de l’œil à sa crapotte, il tente, avec son plus grand sang-froid, d’expliquer qui il est, d’où il vient et surtout qu’il a une mission très spéciale à accomplir. Vu l’effet, il tente aussi de sortir son épée en caoutchouc qui reste bloquée dans son fourreau. – Si l’on donne aux paladins de vraies épées, donnons donc des dragons à nos enfants ! Et encore il n’y aurait même plus de dragons – Palenquin plaide sa cause encore une fois, tentant le coup de la belle à sauver (avec la bête ça aurait pu marcher, remarquez !), probablement coincée dans les parages, mais pas dans le pain d’épice … et rien n’y fait. Le crapaud, toujours hideusement rouge fluo, s’approche à pas séducteurs de la crapotte. Imaginez un mollard géant se déplacer en crabe ! Comme d’autres créatures, les crapottes ont très faim après une partie de jambes en l’air. Et encore elle en a que quatre de jambes…
Passons donc sur cet épisode…

Et quelle surprise pour Palenquin ! Gobé par sa crapotte après une fuite aussi courte que la langue du monstre est longue, il découvre tout étonné une demoiselle fort bien habillée dans le ventre de la créature. Les joyeuses retrouvailles et ébats sont écourtés. La princesse lui écrase la tête de ses talons et jaillit hors de la gueule du monstre qui bée bêtement d’une satisfaction pleine.

Quant à la belle, elle se la fait et gagne aussi vite qu’elle le peut l’orée du bois et de la ville. A son retour dans la capitale Kidhur, absolument fraîche et pure, de nombreux chevaliers (bien différents des paladins) viennent à sa rencontre. Après maints émois décevants, elle en trouve un plus digne et plus grand que les autres. On aurait pu dire que ce gars-là était le plus fortuné de la ville, à ce moment. Mais ce moment ne dura pas très longtemps. Telle ne fut pas sa surprise (pour l’heureux élu) lorsque la belle le dévora. Et il ne s’en remit pas. Puis elle disparut.

Jusque ce jour d’hui, cette énigme reste entière et personne ne revit la jeune femme. Quelques-uns racontent – des ivrognes pour la plupart, des paysans pour les autres, ce qui ne vaut guère mieux – que parfois, quand les étoiles sont accrochées dans le ciel selon la position dite du Crapaud Génétiquement Modifié, une ombre de crapaud géant vient observer, de son immuable et engloutissant regard jaune, la ville.

A suivre.....

Bullock et Palenquin le Paladin part 1
L'histoire loufoque de Palenquin et l'étrange intervention de Bullock dans la partie 2
Attention des animaux ont pu être malmenés, mais les humains aussi.
Loading...

On vous Mâche le boulot




Salade salad by ArnaudBruneau


« Non mais t’as vu ça?
- Ben quoi ?
- Ces Endives !
- Qu’est-ce qu’elles ont les Endives ?
- Oh tu n’écoutes donc jamais rien !?
- Si du jazz et du swing pourquoi ?
- Je te parle des Endives qui menacent la population et toi tu restes là comme une patate à me parler de musiques.
- Mais patron, on est des Patates.
- Non mon gars, nous sommes des Pommes de terre d’Enquête.
- Ah oui, tu crois que cette Carlotta va se mouiller la fane chez les Salades?
- Probable, il faut trouver un plan.
- Tenez patron – il lance un plan au patron.
- Un plan d’action !
- Mais faut bien regarder où on va avant de se lancer la patate dans le tas.
-  Pas faux, réfléchissons. Le plus simple ce serait…
- Ben, on suit Carlotta comme ça elle fait le boulot à notre place.
- Non ! Heu si ! Enfin presque. L’un de nous la surveille et l’autre enquête de son côté. Le mieux ce serait du côté de la Mâche, c’est le genre à faciliter la réflexion…
- Vous voulez dire à mâcher le boulot ah ah ah.

Deux ombres ovales qui filent dans la nuit, le bruit de leur pas pesants qui claquent dans les rues désertes, leur essoufflement qui leur semble envahir tout l’espace sonore. L’une des silhouettes regarde en arrière et ne voit plus les poursuivants.

« Je croyais que l’un de nous devait suivre Carlotta ?
- C’est pas de ma faute si elle a mis les voiles avant que je m’en aperçoive »
L’ombre qui s’est retournée se réjouit et, l’instant d’après, percute une gigantesque masse. Son collègue qui a eu plus de chance continue de courir, la peur au tubercule.

Dans un lieu sombre, éclairé par quelques lampes au plafond. Le chef des Patates d’Enquête attaché à une chaise.
« Alors Patate, on se promenait au clair du lampadaire?
- Ouuu uiiii , d’un air hésitant
- Dans les quartiers des Mâches avec ta tronche de terreux ?
- Heu…
- Tu veux nous faire croire que t’allais au spectacle?
- Heu…
- J’ai mal entendu
- Non
- Ah ? Ah mince, t’es pas riche alors?
- Non
- Même pas un p’tit sel minéral ou deux?
- Non
- Eh merde, qu’est-ce que tu foutais là si tu venais pas admirer le spectacle de Sally la Salade ?
- Ben je pensais…
- Allez, crache le morceau sinon je devrai te livrer au gros bill du quartier, parce que quiconque n’est pas de la Mâche et vient pour autre chose que Sally, est louche. Et j’ai remarqué que ça partait souvent des aisselles.
La Patate fait un œil rond.
« Enfin qu’est-ce que je raconte moi, on m’aurait coupé le bout des feuilles sans que je m’en aperçoive ? » La Mâche se reluque le bout des feuilles pour se rassurer.

Ailleurs, la deuxième Patate rentre dans un bar. S’assoit au comptoir. Des Mâches occupant la moitié du bar.

« Hey Patate, ce sera quoi?
- Vous avez un truc fort?
- Ah ah ah t’es entré dans un bar, pas une nursery. Alcool de Mâche, 3 mois d’âge.
- Ok.
- Ça fera 1 minéral, merci. Bon, maintenant que t’as payé, t’es venu te faire éplucher ou quoi ? T’as cru qu’une Patate pouvait rentrer dans un bar de Mâche et ressortir indemne ?
- Juste prendre un r’montant avant de retailler la route… »

Une Mâche pas commode s’approche derrière le siège de la Patate.
« Je te sens pas la boule.
- C’est peut-être parce que vous êtes un légume, dit innocemment la Patate.
- Monsieur Patate donne une leçon! Je vais te montrer comment on joue au billard.
- Avec plaisir… enfin ça dépend. »
Rire de la grosse Mâche.
« Tu casses pas mon bar avec tes conneries.
- T’inquiète je vise la porte.
- Alors tu ouvres la porte d’abord.
- Rooooo. »

Une autre Mâche va ouvrir la porte pour lui. Il vise et lance la Patate… et roule et roule et roule, mais s’accroche de toutes ses forces au chambranle de la porte et revient en roulant et strike sur la grosse Mâche.

On entend quelqu’un se lamenter dans le silence. La Patate regarde mais ce n’est pas la grosse Mâche. Le barman relève les yeux.

« Oh non. Vous ne pouviez pas vous laisser rouler dehors non ? Allez les Mâches, embarquez-moi Machimouzouk, s’il se réveille ici, je suis mort.
- Je suis désolé, et puis je croyais que les Mâches…
- Oui ?
- Que les Mâches étaient pas très…
- Oui ?
- Pas très bagarreuses, en quelque sorte.
- Ecoute mon gars, on est pas des mauviettes, c’est juste la chaleur qui nous pose des problèmes.
- Ah. Je peux faire quelque chose pour vous ?
- Tu vois Machimouzouk, maintenant il va m’avoir dans le collimateur. Et tu peux rien pour ça.
- Ce serait trop si je vous demandais si des Mâches auraient pris le parti d’Ogive l’Endive ? »
Le barman se met à parler tout bas.
« Machimouzouk a fait des allusions à Ogive, mais pas en bien. A mon avis l’Endive a dû tailler des croupières dans son domaine, et puis… allez jeter un coup d’œil du côté des serres. Et plus un mot! »
La Patate d’Enquête en second ressort du bar et se glisse parmi les ombres.

Ailleurs, dans un champ, deux silhouettes oblongues se découpent dans la lumière lunaire. C’est la pleine lune.
« Tu vois Olive, quand on veut attirer les médias rien ne vaut un bon casier judiciaire et des menaces un peu vagues.
- Oui Ogive. Dis Olive, qu’est-ce que c’est la vraie menace.
- Pour le moment ce sont les Batavias, mais sinon elle n’existe pas. »
Ils marchent activement à travers champ.
« Tu vois, le truc, c’est d’amener les Batavias à se dévoiler, les provoquer et faire en sorte que ce soient elles qui nous menacent.
- Oh ? Mais si elles attaquent les Endives ?
- Pas avant que leur cours ne chute… d’ici là, j’aurai mon arme secrète.
- Pourquoi elles le feraient pas avant ?
- Ben j’espère pas en tous cas.
- Oh. »
Ils arrivent à un puits et remontent de l’eau pour se désaltérer.
« Raah. C’est bon. On doit rencontrer quelqu’un, on l’appelle Machimouzouk.
-  Auerrg.
- La terreur des Mâches, l’ancien chef, celui de l’époque où la Mâche marchait la tête haute. On a peu apprécié ses méthodes sur la fin. Les rats bien gras ont quitté le navire. Mais Machimouzouk compte toujours un clan. Il sera sûrement intéressé par une entraide… »

Retour au hangar, le chef détective Patate, toujours ligoté…
« Je récapitule : t’es une Patate, tu ne viens pas voir Sally, t’es fauché, tu sens des aisselles… hum t’es un flic non ? Ou un looser ? Ah ah ah.
- Bingo, vous feriez mieux de me laisser partir.
- Pourquoi t’es là le flic ?!
- Je pensais venir me faire tabasser gratos. Non écoute, je dois enquêter sur les rivalités entre les Endives et les Batavias. Je commence par l’improbable.
- Quel culot ! Tu nous accuses !
- Seulement m’informer. Vous êtes de Mâche ?
- Ça dépend à qui vous parlez… certains pensent que l’on doit se mettre du côté de la Batavia pour remonter en côte. D’autres non.
- Et qu’en est-il de ton gros bill ?
- Machimouzouk ?! Oups…
- Machimouzouk ! Toujours vivant ! Il veut allonger son casier ?
- Il veut reprendre sa place, mais c’est pas lui qui joue contre l’Endive… »

Quelques secondes de silence…
« Il faut d’abord que tu vois Machimouzouk.
- Cool
- Non pas cool, c’est à lui de décider en combien de morceaux tu repars…»

deviantID

ArnaudBruneau's Profile Picture
ArnaudBruneau
Arnaud
Artist | Professional | Photography
France
Literature, photo, video...
Interests

Comments


Add a Comment:
 
:iconbluecaroline:
BlueCaroline Featured By Owner Nov 17, 2014  Hobbyist Traditional Artist
Merci Arnaud!

Rainbow Emote - NaNoEmo14 Day 3 
Reply
:iconarnaudbruneau:
ArnaudBruneau Featured By Owner Nov 18, 2014  Professional Photographer
pour quoi ??
Reply
:iconbluecaroline:
BlueCaroline Featured By Owner Nov 18, 2014  Hobbyist Traditional Artist
Pour le favoris surmon aquarelle: Doesn't have a title yet by BlueCaroline  

Emo4 
Reply
:iconarnaudbruneau:
ArnaudBruneau Featured By Owner Nov 18, 2014  Professional Photographer
j'aime beaucoup celle-là oui :-), et en plus cette fois tu as changée, tu as laissée le style vertical de côté ;-)
Reply
(1 Reply)
:iconptitjo:
ptitjo Featured By Owner Oct 24, 2014  Hobbyist General Artist
Merci pour le favori
Reply
Add a Comment: